Livret A, assurance vie… Quel produit d’épargne est le plus judicieux pour un nouveau-né ?

Placer l’argent offert par vos proches lors de la naissance du petit dernier, c’est possible et c’est même une bonne idée. Mais que choisir entre l’assurance vie, les livrets bancaires ou le livret A ? Éléments de réponse.

Il n’est jamais trop tôt pour ouvrir un produit d’épargne. Voici les pistes à privilégier pour faire fructifier au mieux l’argent donné en cadeau à votre nouveau-né.

Le livret AC’est la solution de facilité. 10 € suffisent pour ouvrir un livret A dans une banque, et même 1,50 € à La Banque Postale ! C’est un support pratique, plafonné à 22 950 € de versements, qui peut être alimenté facilement par les cadeaux en argent de la famille. L’épargne est garantie, disponible à tout moment et votre enfant pourra faire des retraits tout seul dès 16 ans. 

Mais le livret A a un inconvénient de taille : il rapporte seulement 0,50 %, net d’impôt, à peine de quoi se protéger de la hausse du coût de la vie ! Alors que le taux du livret A n’est pas près de s’améliorer, ce n’est pas la meilleure solution pour « faire travailler » l’épargne d’un bébé sur le long terme. 10 000 € sur un livret A au taux actuel ne rapporteront que 1 049 € dans 20 ans ! 

Les livrets bancaires

Zebulon, Scoopy, Tiwi, P’tit Mousse… Toutes les banques ou presque proposent un livret enfant accessible dès la naissance jusqu’à 12 ans le plus souvent. Certes ces livrets sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), soit 30 % des intérêts. Mais certains ont une rémunération beaucoup plus intéressante que le livret A ! C’est le cas du livret Première Epargne du CIC qui affiche du 1,35 % brut, donc 0,95 % après PFU.

Mais attention, cet exemple n’est pas le plus représentatif de ce qu’on trouve sur le marché. Le livret Tiwi du Crédit Agricole ne rapporte que 0,30 % avant impôt. D’où l’importance de les comparer. D’autant plus que ces livrets sont souvent plafonnés à 1 600 € de versements à l’exception notamment du Livret + Enfant de Fortuneo, limité à 10 000 € et rémunéré 0,70 % net de PFU.

Le plan épargne logement

Souvent proposé par les établissements financiers pour les petits, il a perdu de sa superbe. Les nouveaux PEL sont rémunérés à seulement 0,70 % après impôt (PFU). Il faut déposer 225€ à l’ouverture, puis s’engager à verser 540€ par an, soit 45 € par mois.

Et ce n’est pas tout. Sa durée de vie est limitée à 10 ans pour y déposer de l’argent, et son existence ne peut dépasser 15 ans. Dans sa version actuelle, l’unique atout du PEL consiste à réaliser une épargne régulière. Or cette régularité est possible sur les livrets et surtout sur l’assurance vie.



Le livret A n’est pas la meilleure solution pour l’épargne d’un bébé sur le long terme. (au vue de son rendement)

L’assurance vie

Toutes les banques proposent une assurance vie, accessible aux tout petits, tout comme les banques en ligne, les assureurs traditionnels, les fintechs ou encore les courtiers. L’assurance vie est un placement à envisager sur le moyen ou long terme avec la possibilité d’investir sur le fonds en euros, un support peu exposé au risque, et sur les unités de compte (UC), plus rentables en contrepartie d’un risque de perte. Si le fonds euros a rapporté en moyenne 1,50 % en 2019, ce rendement est attendu juste au-dessus de 1 % pour l’année 2020. Une moyenne qui peut donc être boostée par la performance des UC : +13,1 % en 2019 grâce à la hausse des marchés boursiers.

Principal atout de l’assurance vie : sa fiscalité. Si le contrat est conservé pendant au moins 8 ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu. Il faudra juste régler les cotisations sociales (17,20 %). Par exemple si la rémunération du fonds en euros est de 1 % brut, le rendement annuel, net de cotisations sociales, du fonds en euros sera de 0,83 %. Déjà beaucoup mieux que les 0,50 % du livret A.

Et les perspectives sont bien sûr encore plus intéressantes à condition de mélanger fonds euros et unités de compte. Pour limiter les risques, il existe les contrats avec gestion pilotée. Celle-ci est confiée à un expert qui adapte la prise de risque à des horizons de placement à long terme : 18, 20 ou 25 ans pour un bébé par exemple. Veillez tout de même à bien comparer les contrats pour trouver non seulement un fonds euros avec une rémunération pas trop basse, mais aussi qui n’est pas trop gourmand en frais.

Au final, l’assurance vie est un placement souple dans lequel l’enfant pourra piocher à sa majorité. C’est aussi un produit utile pour préparer le financement de ses études ou pour lui permettre de se lancer dans la vie active avec un petit matelas.

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